Les Chantiers de la Liberté

Idées et analyses sur les dynamiques politiques et diplomatiques.

Les diversions diplomatiques estivales de M. Macron

Les diversions diplomatiques estivales de M. Macron

Les observateurs et autres spécialistes de politique étrangère ont tous souligné l’événement : en l’espace de cinq jours, deux ambassadeurs de pays amis et alliés — les États-Unis et l’Italie — se sont vus convoqués au Quai d’Orsay en plein mois d’août, pour entendre le courroux des autorités françaises.

Le premier, Charles Kushner, le père de Jared Kushner, le mari de la fille de Donald Trump, pour avoir rendu publique, le 25 août, une lettre au président Macron s’inquiétant de l’explosion de l’antisémitisme en France avec la guerre à Gaza, et critiquant la réponse jugée insuffisante du gouvernement français. L’ambassadeur n’a pas jugé bon de se déplacer…

La seconde, Emanuela D’Alessandro, s’est elle rendue au Quai pour entendre les protestations de l’exécutif français après les propos du vice-président du Conseil italien, Matteo Salvini, qui, face aux velléités militaires du président Macron en Ukraine, lui avait élégamment conseillé : « D’y aller toi-même, si tu y tiens. Tu prends ton casque, le gilet pare-balles, le fusil, et tu pars. »
Problème là encore : la présidente du Conseil, Giorgia Meloni, qui était pourtant du voyage à Washington quelques jours plus tôt en compagnie de M. Macron, a soigneusement évité de désavouer son vice-président.

Les deux incidents touchent aux deux dossiers parmi les plus sensibles du moment, où Emmanuel Macron a clairement voulu imprimer sa marque et s’imposer en leader à l’international, malgré ses déboires de politique intérieure.

À Gaza tout d’abord, où, après avoir soutenu Netanyahou après le 7 octobre au point de proposer de réactiver la coalition internationale contre Daech pour combattre le Hamas, Macron n’a cessé ensuite de critiquer la riposte israélienne à Gaza, la qualifiant dans un courrier récent au Premier ministre israélien de « fuite en avant meurtrière ».

En septembre, lors de l’Assemblée générale de l’ONU, Macron entend reconnaître l’État de Palestine, sans condition aucune : ni l’élimination préalable du Hamas, ni la refonte d’une Autorité palestinienne totalement décrédibilisée aujourd’hui.
Une initiative que les Britanniques, les Canadiens et les Australiens ont rejointe, au grand dam de l’administration Trump, et surtout de Netanyahou.

La suite est un échange de lettres d’une rare violence entre Macron et Netanyahou, chacun accusant l’autre de favoriser « le feu antisémite » — l’un par la poursuite de la guerre, l’autre par la récompense ainsi accordée au Hamas pour son pogrom du 7 octobre… Mais rien qui ne conduise à la fin du conflit.

En Ukraine, Macron défend depuis février 2024 l’idée d’envoyer des contingents européens en soutien aux Ukrainiens. Après moult versions, l’idée actuelle est, après la conclusion d’un accord de paix, de déployer à l’arrière de la future ligne de démarcation, des troupes européennes issues de pays « volontaires », qui serviraient ainsi de garanties de sécurité à l’Ukraine en cas de nouvelle attaque russe.

Une sorte de pis-aller, en fait, les Américains (et les Allemands) étant résolument contre l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN. Les Européens, derrière Macron et Starmer, militent auprès de Washington pour que ces troupes soient elles-mêmes protégées par le bouclier aérien de l’US Air Force et bénéficient de la logistique américaine, notamment en matière de renseignement — ce que Trump a vaguement laissé entendre lors de la rencontre à la Maison-Blanche le 18 août.

Rien n’est cependant réglé à ce stade : le chef du Pentagone, Pete Hegseth, est contre ; plusieurs États européens, dont l’Italie, mais également l’Allemagne, sont très divisés, voire carrément hostiles. Et bien entendu, les Russes ne veulent en aucun cas voir de forces de pays de l’OTAN stationnées en Ukraine, dans le cadre d’un accord de paix… Là encore, rien qui ne fasse arrêter cette guerre.

Si Gaza et l’Ukraine sont donc des sujets majeurs pour le monde et pour la diplomatie française, d’autres ne le sont pas moins, là où, curieusement, la voix de la France est infiniment plus discrète, voire inaudible.

L’Algérie, par exemple, dont Paris subit quotidiennement les provocations, notamment en matière d’immigration. Ou encore l’Iran, où des citoyens français sont également retenus en otages. Et que dire du silence assourdissant de la France lors du grand braquage trumpien sur les droits de douane ?

Pas un mot, pas la moindre réaction de Paris, alors que la présidente de la Commission nous soumet à la multiplication par cinq des droits de douane américains sur nos produits, et reste sans réponse face à la menace de Trump d’une punition supplémentaire si, par extraordinaire, nous étions tentés de taxer ou de réguler les bénéfices considérables des GAFAM en Europe !

Il est sans doute plus payant, au plan médiatique, de multiplier les sommets, et sans doute plus aisé, depuis Paris, de se poser en combattant de la paix en Ukraine ou en donneur de leçons à Gaza, que de se colleter à l’immigration algérienne ou à l’impérium économique américain face à une Europe en plein déclin.

Un exemple : le 13 mai dernier, SpaceX, la société d’Elon Musk, a lancé 28 satellites en orbite en une seule journée, l’un des plus de cent lancements orbitaux américains réussis cette année.
La Chine a envoyé plus de quarante fusées dans l’espace depuis janvier. La Russie, malgré la guerre en Ukraine, dix.
Quant à l’Europe, elle n’a en tout et pour tout procédé qu’à quatre lancements…

C’est pourtant ce déclin — plus grave encore en France — qui sera au cœur de la rentrée de septembre, avec la chute probable de Bayrou le 8, le blocage du pays le 10, et la publication de la note de la France par l’agence Fitch le 12 septembre…

Un automne décidément bien chargé, qu’il valait mieux essayer de faire oublier par une frénésie diplomatique estivale… sans grands résultats.

Pierre Lellouche – 28 août 2025

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Sujet : "La France de mon enfance" envoyé par José CASTANO (josecastano@free.fr) le jeudi 13 novembre 2025 à 12:32<br /> LA FRANCE DE MON ENFANCE « Adieu ma France... Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être français. Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée... <br /> <br /> Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera ? » (Général Marcel Bigeard) <br /> <br /> Mon enfance durant, je fus fier de ma France… Il était, par delà la Méditerranée, ce pays chatoyant qui me faisait rêver entre deux pages de géographie… Elle était ma Mère Patrie et, à l’instar de mes camarades de jeux, des Mohamed et des Levy, je ne voyais, je ne sentais que ce qui était beau dans son passé et son présent… Je voyais en rêvant une histoire chargée de gloires, de saints, de rois, de héros, de batailles gagnées et de défaites toujours glorieuses, d’un Empire qui rayonnait par-delà les mers. <br /> <br /> « Là-bas », avec mes camarades du cours moyen, nous vibrions pendant les leçons d’histoire. Nous encouragions de la voix, des mains et des pieds Vercingétorix et Jeanne d’Arc à bouter l’envahisseur hors de France. Subjugués par l’héroïsme de Bayard –le « Chevalier sans peur et sans reproche »- et les victoires de Napoléon, nous suffoquions de plaisir au récit de la bataille d’Austerlitz mais nous refusions de lire celles de Waterloo et de la retraite de Russie. En somme, j’étais fier de ma France avec ce que cela comporte d’aveuglement et je l’aimais du plus profond de mon être. <br /> <br /> Chrétiens, Juifs et Arabes, tous unis dans une même communion de pensées, nous étions prêts à nous battre pour elle, à nous faire tuer, à tout quitter pour elle. Nous ne savions pas ce qu’elle était exactement ; qu’importait ! Elle était tout ce qu’elle était et nous en assumions les laideurs comme les beautés ; c’était une réalité, une réalité matérielle, charnelle, spirituelle, indissociablement. Certes, je discernais bien déjà ce qu’il y avait de laid dans son histoire : l’inquisition et ses tortures… les guerres de religion… la folie sanguinaire des révolutionnaires de 1789 et 1792, l’institution de la Terreur et de la déchristianisation… mais cela ne comptait pas pour moi. Un enfant ne s’amuse pas à faire l’inventaire des imperfections de sa mère, morales et physiques. Elle est sa mère et, comme telle, sans défauts. Les connaissant, il les ignore. C’est le mystère de l’amour. <br /> <br /> Mais le temps a passé depuis et mes souvenirs –comme ceux de mes camarades d’hier- sont ceux d’une splendeur à jamais révolue… Nous ne sommes plus ainsi, nous avons changé. Notre France ? Nous n’en sommes plus fiers et, bien souvent, nous en avons même honte… Il est difficile de ne vivre que d’espoir aussi bien que de souvenirs et de se réfugier dans les négations rectificatrices. Tout a débuté avec le désastre de 1940 et l’insignifiance dans les médias de l’aide fournie par l’Armée d’Afrique pour la victoire finale. Puis il y eut la perte de l’Indochine et les sacrifices d’une armée héroïque. Il y eut aussi la mort de l’Algérie française, de celle de milliers de jeunes soldats, de milliers de victimes innocentes… et, au bout, l’exode et l’exil de tout un peuple. <br /> <br /> Nous sommes saouls de défaites, de reculs, d’abandons, de reniements, de capitulations... <br /> <br /> Nous sommes gorgés d’humiliations. Nous lâchons tout, nous abandonnons tout ce qui nous appartient… La France qui trahit, qui renie, qui abdique, qui brade, qui s’autoflagelle… <br /> <br /> La France qui renie son passé et ses valeurs chrétiennes. Alors, pour ne plus avoir honte, pour ne plus pleurer de soldats trahis par de vils politiciens véreux, pour ne plus pleurer de victimes d’un nouveau « Bataclan », pour ne plus pleurer de martyrs innocents, pour ne plus hurler de colère et d’impuissance face à la violence impunie, nous avons décidé de fermer notre cœur à l’amour. Nous avons assez souffert, nous avons assez eu peur, nous avons assez baissé les yeux devant nos « vainqueurs » d’hier pour ne pas avoir à nous incliner devant ceux de demain et revivre les affres de la trahison, du terrorisme et de la guerre civile. Nous voyons que les idées généreuses favorisent la corruption, que la confiance que nous plaçons envers nos élus est bafouée, que la loi du plus fort est toujours la meilleure… Voici revenu le temps des imposteurs : mensonges, tromperies incessantes, déclarations électorales jamais suivies d’effets, reniements, promesses non tenues… Dans les plis de leur écharpe tricolore, l’ambition, la vanité, l’orgueil, le profit, la bêtise. <br /> <br /> Scandales de tous les côtés, fripouilleries partout et à tous les niveaux de la hiérarchie… ce qui fit dire, déjà, à Montesquieu : « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ». Nous parle-t-on de Patrie ? Enseigne-t-on à nos écoliers ce qu’est la Patrie ? Ce qu’est la France ? Connaissent-ils seulement, ces écoliers, le premier couplet de La Marseillaise ? Qu’est-ce que la Patrie ? Dites-le-nous donc, Messieurs ! Une histoire ? Vous en rejetez la plus grande partie et les livres de nos étudiants ne sont qu’un ramassis de contre-vérités. On connaît à ce sujet le terrible et célèbre mot de Joseph de Maistre : « L’Histoire, depuis trois cents ans, n’est qu’une conspiration contre la vérité ». Quel idéal êtes-vous donc capables de proposer à notre jeunesse embrigadée comme elle l’est dans la défense d’une organisation islamo-gauchiste qui pavoise aux couleurs des génocidaires du Hamas ? Albert Einstein avait raison de dire que « ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut espérer les résoudre »… <br /> <br /> Et vous, les Giscard d'Estaing, Mitterrand, Chirac (d’hier) et les Sarkozy, Hollande et Macron d’aujourd’hui, adeptes de la diversité, de l’inclusion et du « vivre ensemble », préoccupés comme vous l’êtes par votre maintien ou votre retour au pouvoir, qu’avez-vous fait de cette France que nous vous avons confiée ? Vous vous êtes comportés plus en « businessmen » adeptes de « show-biz », qu’en chefs d’État ; vous avez institué le laxisme judiciaire, ouvert toutes grandes les vannes de l’immigration-invasion en prétendant que ce serait « une chance pour la France », la livrant ainsi aux hordes étrangères, aux dealers, aux voyous, aux islamistes, aux terroristes... Vous avez fait de nos banlieues où, jadis, il faisait bon vivre, des zones de non-droit où la terreur règne en maîtresse, où les narcotrafiquants sévissent impunément, où la racaille manifeste ouvertement sa solidarité avec les terroristes islamistes. Vous nous avez tout enlevé, volonté, fierté, espoir, civisme, courage, patience, obéissance… Tout nous paraît vide. Nous n’avons plus en nous qu’une énorme lassitude et un extrême découragement. Dès lors, nous n’avons pas le droit d’aimer la chair de notre pays et nous ne voulons plus aimer son âme. Nous n’avons pas envie de mourir pour des idées suicidaires puisées dans les Ministères… donc nous n’avons plus envie de mourir pour la France sachant combien notre sacrifice sera vain.<br /> Au fil des ans, flanqués des médias qui vous soutiennent, vous n’avez eu de cesse de cultiver le mythe de la culpabilité nationale : colonisation… repentance… soumission… ignorant, comme le disait Charles Péguy, « qu’il y a des contritions plus sales que les péchés ». Vous avez fait en sorte que notre France s’accuse elle-même et se déclare honteuse de son passé guerrier, impérialiste et colonialiste… Elle n’affirme plus sa civilisation chrétienne, elle la rejette : « Déchristianisez la France, vous aurez l’Islam ! » avait prophétisé Chateaubriand… Nous y sommes ! Elle a troqué son âme contre une idéologie du vide. Sa laïcité, jadis force d’unité, s’est muée en neutralité molle, ouverte à toutes les défigurations sous les saillies des « Ni-ni » et des « En même temps »… <br /> Désormais, la France n’est plus qu’une petite étoile dont le foyer s’est éteint progressivement. <br /> Ce qui subsiste encore à la place où elle éclairait n’est plus qu’un reflet dont nous pouvons désormais calculer la survivance… et le philosophe Pierre Manent l’a résumé avec une lucidité implacable : « La France n’a pas été vaincue, elle s’est rendue ». (1) Et nous souffrons de la voir ainsi… Méconnaissable, libanisée, colonisée, livrée à l’intégrisme religieux, décérébrée, sans mémoire, convulsée et congestionnée, gangrenée par les syndicats, les associations adeptes de la tartufferie des droits de l’homme et de l’antiracisme, minée par l’insécurité, les émeutes, les grèves et le chômage, résignée à la stagnation, au recul, à la déchéance et à la fin. Oui, ma France, qui te sauvera ? <br /> <br /> José CASTANO <br /> <br /> (1) Le 5 décembre 2024, dans le Club du Figaro, Pierre MANENT réfute l'idée selon laquelle les « musulmans deviendront des individus comme nous » car « l'individualisation n'est pas au rendez-vous dans le monde musulman » et ajoute : « Il faut quand même regarder les masses, les forces, et se rendre compte que la pression est telle que nous devons prendre des décisions concernant, je le dis brutalement, le nombre de musulmans qui sont en Europe »
Répondre
M
Comme à l’accoutumée, une analyse très juste de votre part qui m’invite au commentaire suivant :<br /> <br /> Du cinéma…<br /> <br /> Macron a fait du théâtre.<br /> Zelensky a fait du cinéma.<br /> Et ils continuent. Parfois, il est dur de décrocher…<br /> Mais, à un moment donné, il faut revenir à la réalité.<br /> On ne se permet pas de donner des leçons sur la scène internationale quand on en n’en a pas les moyens.<br /> Parce que tout cela « n’est pas un jeu », pour citer une phrase du film « Le dernier Roi d’Ecosse ».<br /> Le théâtre et le cinéma peuvent parfois nous enseigner des choses et nous inciter à réfléchir, à nous poser des questions, à faire des analyses. Macron et Zelensky devraient aller au cinéma, ensemble, puisque cette discipline semble leur convenir. Parfois, même dans un vieux Western spaghetti on peut trouver plus de bon sens que dans le monde d’aujourd’hui. Autrefois, pour conter une histoire dans un livre, dans une pièce de théâtre ou justement dans un film, on s’efforçait d’y intégrer une morale, la morale de l’histoire. Rappelons-nous également de Jean de La Fontaine…<br /> Dans le film « Mon nom est Personne » de Tonino Valerii, avec Henry Fonda et Terence Hill, on raconte une fable pour expliquer la morale de ce long-métrage.<br /> Il s’agit de la fable de « L’Oisillon qui criait trop fort… »<br /> Dans cette fable, la vache couvre d’une « galette » le petit oiseau, pour le tenir au chaud, pour le protéger, et le coyote, qui l’entend crier encore plus fort depuis qu’il se trouve au milieu de cette bouse, le sort ensuite de celle-ci, pour le manger.<br /> L’oisillon enveloppé de cette bouse de vache avait crié beaucoup trop fort…<br /> Voilà, donc la morale de l’histoire qui nous est conté :<br /> <br /> « Ceux qui te mettent dans la merde, ne le font pas toujours pour ton malheur, et ceux qui t’en sortent, ne le font pas toujours pour ton bonheur, mais surtout ceci :<br /> <br /> Quand tu es dans la merde, tais-toi ! »<br /> <br /> Cela ne veut pas dire qu’il est impossible de s’occuper de la France et de ses concitoyens en France et à l’étranger…<br /> <br /> A bon entendeur, salut !<br /> <br /> Marion Winter, le 05/09/2025
Répondre
P
Un oisillon qui nous sert de leçon. Merci de votre long et savoureux commentaire.
P
Je relis tout de suite cette pièce de Jean Giraudoux, merci de la suggestion fort à propos !
M
Pour rebondir sur une des métaphores de ce commentaire, lorsqu'on regarde le casting de la pièce de théâtre qui se joue actuellement sur la scène internationale, nous avons toutes les raisons d'être très inquiets: Poutin, Xi Jinping, Kim Jun-un d'un côté, Trump et Zelinsky de l'autre...Et puis il y a les seconds rôles, prêts à tout pour rentrer dans l'histoire, comme Macron qui se veut le chef d'une soi-disant "coalition des volontaires". Tout ce théâtre nous fait penser à la pièce de J. Giraudoux "La guerre de Troie n'aura pas lieu" inspirée par la montée des périls en Europe en 1935. La première réplique de la pièce est précisément le titre de la pièce: c'est ce que dit Andromaque à Cassandre. Mais la dernière scène montre au contraire les portes de la guerre qui s'ouvrent sur le baiser de la mort d'un jeune second rôle....A méditer....
M
Excellent papier qui montre bien à quel point Macron est désolant et effrayant. Par respect pour sa fonction, et par élégance et courtoisie vis à vis de Pierre Lellouche, nous n'en dirons pas plus sur le fond de notre pensée dont l'expression serait tout, sauf diplomatique.....
Répondre
M
P.S.: Il faut le redire…<br /> Tous ceux qui voudraient saboter les efforts pour rétablir la paix, pour mettre fin à ce conflit ukrainien, devraient interroger leur conscience sur le bien-fondé de leurs intentions.<br /> Le risque d’une escalade existe.<br /> Tous ceux qui voudraient reconnaître un « Etat palestinien » alors que les conditions pour cela ne sont pas du tout pas réunies, devraient également interroger leur conscience sur le bien-fondé de leurs intentions. Le terrorisme ne doit pas être récompensé. Cela le renforcerait.<br /> Néron voulait voir Rome brûler.<br /> Certains aujourd’hui voudraient que la France brûle. Ceux-là aussi devraient interroger leur conscience sur le bien-fondé de leurs intentions.<br /> Il est grand temps d’agir…mais, dans l’intérêt général.<br /> Et, oui, la France n’a pas besoin d’un Hérostrate…<br /> Des gesticulations inappropriées et des actions incendiaires malveillantes pourraient un jour avoir des conséquences absolument néfastes…sur la scène nationale et internationale…en espérant ne pas jouer les Cassandre…<br /> <br /> Marion Winter, le 07/09/2025