Les Chantiers de la Liberté

Idées et analyses sur les dynamiques politiques et diplomatiques.

Moment de vérité

Moment de vérité

À Anchorage, le président des États-Unis, Donald Trump, a lâché les Européens, actant la fin d’une ère de soixante-quinze années dans les relations transatlantiques : celle de la protection indéfinie et gratuite de l’Europe par l’Amérique.

En Alaska, non seulement Trump a offert une réhabilitation internationale à son collègue russe, Vladimir Poutine — pourtant inculpé par la Cour pénale internationale après l’agression de l’Ukraine en février 2022 —, mais il a lui-même abandonné les engagements qu’il avait pris à l’égard des Européens pour le règlement du conflit.

Rappelons que, deux jours avant le sommet d’Anchorage, les dirigeants européens, au cours d’une conférence visio organisée par le chancelier Mertz, avaient exprimé cinq conditions que le président Trump était supposé faire valoir lors de ses entretiens avec Poutine. Les deux principales étaient l’exigence d’un cessez-le-feu immédiat ; la seconde, que toute concession territoriale devait être négociée par Zelinsky lui-même, un éventuel armistice ou accord de paix devant être de toute façon assorti de garanties de sécurité robustes en faveur de l’Ukraine.

Quelques semaines auparavant, Trump avait lui-même menacé Poutine de « conséquences sévères » s’il n’acceptait pas un cessez-le-feu immédiat, en imposant un ultimatum de 50 jours, ramené ensuite à 10 jours (il devait expirer le 8 août), un ultimatum assorti de « sanctions secondaires » particulièrement dures, puisque les principaux importateurs de pétrole russe à bas prix — c’est-à-dire l’Inde et la Chine — auraient été punis par des droits de douane de 100 % sur leurs exportations aux États-Unis.

Tout cela a été abandonné.

Trump a laissé tomber son ultimatum, tout comme sa référence au cessez-le-feu, convaincu par Poutine, semble-t-il, qu’un accord de paix doit être l’objectif, parce qu’un tel accord serait beaucoup plus solide qu’un cessez-le-feu, par essence fragile. Exit donc le cessez-le-feu, et exit aussi les menaces de sanctions.

Restent les concessions territoriales. D’après les fuites relayées par la presse américaine et britannique, Poutine aurait proposé de geler la ligne de démarcation sur la ligne de front actuelle, contre le retrait par les forces ukrainiennes de la partie du Donetsk qu’elles contrôlent encore.
Autrement dit, la Russie resterait « propriétaire » de l’essentiel du Donbass, en échange de menues concessions dans la région de Soumy.

Si, à Anchorage, Trump a pris soin de ne pas prendre d’engagement sur ce point à la place des Ukrainiens, il a néanmoins dit publiquement, lors d’une interview à Fox News dans l’avion du retour, qu’il conseillait à Zelinsky d’accepter un tel « deal », car la Russie est bien plus forte militairement.
De même, Trump dit attendre des Européens qu’ils « s’engagent un peu », c’est-à-dire qu’ils soutiennent ce compromis territorial…

En clair, tout cela veut dire que, pressé d’en finir avec ce conflit — lui qui ne rêve que de prix Nobel de la paix et ne s’intéresse prioritairement qu’à la Chine —, Trump est prêt à un accord de paix qui, pour l’essentiel, viendrait valider les conquêtes territoriales russes, le tout étant assorti de la neutralité de l’Ukraine (les portes de l’OTAN lui étant définitivement fermées), et de garanties de sécurité encore non définies…

Et si un tel « deal » devait être refusé par les Ukrainiens comme par leurs alliés européens, Trump s’en laverait alors les mains, laissant la responsabilité de l’échec à l’autre rive de l’Atlantique.

Pour les Européens, une telle issue est un véritable cauchemar — mais un cauchemar qu’ils ne doivent qu’à eux-mêmes.

Embarqués dans la guerre par procuration engagée en avril 2022 contre la Russie derrière Joe Biden — cela pour des raisons morales, voire moralisatrices, au demeurant légitimes — mais sans avoir réfléchi aux conséquences stratégiques de leur engagement, les Européens découvrent aujourd’hui que l’Amérique a brutalement changé de pied.
Contrairement à Biden, Trump ne veut pas de cette guerre. Il ne veut pas non plus ni la financer, ni y contribuer directement par des livraisons d’armes. Les armes américaines, les Européens vont devoir les acheter et les payer avant de les envoyer aux Ukrainiens.
Quant à ces derniers, ils devront rembourser l’aide américaine de ces dernières années par des contrats léonins sur leurs matières premières…

Ouvertement méprisés aussi bien à Washington qu’à Moscou, les Européens en sont réduits à empiler les sommets en visio pour essayer de peser encore sur une situation qui leur échappe totalement.
Qui leur échappe d’autant plus que, ces dernières semaines, ces mêmes Européens n’ont fait que se soumettre aux volontés de l’empereur d’Amérique, en oubliant même toute dignité.

Lors du dernier sommet de l’OTAN à La Haye, en juin dernier, le secrétaire général de l’Alliance, le Néerlandais Mark Rutte, a été jusqu’à appeler Trump « papa », tandis que les Alliés acceptaient comme un seul homme de relever jusqu’à 5 % de leur PIB leurs budgets militaires, un chiffre considéré comme parfaitement inatteignable dans l’état actuel des économies européennes…

Quelques semaines plus tard, les mêmes Européens ont vu la présidente de la Commission, Mme Von der Leyen, se rendre sur un parcours de golf écossais — propriété de Donald Trump — pour accepter, en leur nom et sans broncher, une véritable extorsion américaine, qui consistait à multiplier par cinq les droits de douane américains à 15 %, contre 3 % en début d’année, cela sans la moindre mesure de rétorsion du côté européen !

Les GAFAM vont donc continuer à gagner énormément d’argent en Europe, sans payer d’impôts ni droits de douane.

Quand la génuflexion est devenue la norme dans la politique européenne, on reste pantois en entendant Monsieur Macron continuer à parler de « puissance géopolitique européenne » depuis son lieu de vacances…

Mon vieux maître Raymond Aron enseignait pourtant dans son livre Paix et guerre entre les nations (1962) : « Les hommes savent qu’à la longue, le droit international doit se soumettre au fait. Une grande puissance qui veut interdire les conquêtes à un rival doit s’armer, et non proclamer à l’avance sa désapprobation morale. »

Face au risque de voir Américains et Russes décider de notre avenir sans nous, il est grand temps pour les dirigeants européens de tenir enfin un langage de vérité à l’endroit de leurs citoyens. Soit ils acceptent la réalité des rapports de force sur le terrain en Ukraine, et ils s’organisent ensuite pour financer le relèvement de l’Ukraine et préparer des forces militaires susceptibles de contribuer à sa sécurité en cas de menace nouvelle venant de la Russie ; soit ils persistent dans l’incantation, sans avoir la moindre prise sur le réel, laissant l’Ukraine sans autre option que de subir.

En attendant, tous iront à Washington, autour de Zelinsky, prier « Papa » de les secourir…

 

17/08/2025
Pierre Lellouche

 

Le Figaro Web.

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D
Les "organes" ont parfois des comportements "animaux" que les bons thriller d'espionnage savent révéler, n'en déplaise à l'âme sensible de M. Winter. Je ne serais qu'à moitié surpris de la manière "indélicate" dont Mr Poutine peut envisager les relations avec Mr Trump.
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M
Let’s Give Peace a Chance<br /> <br /> 15 août 1945. Il y 80 ans, pour la toute première fois, les Japonais entendirent la voix de l’Empereur Hirohito qui leur annonça la capitulation du Japon à la radio. La capitulation inconditionnelle fût ensuite officiellement signée le 2 septembre suivant. C’était la fin de la Deuxième Guerre Mondiale dans le Pacifique…. <br /> <br /> 15 août 2025. Anchorage. Alaska. Une mise en scène qui rappelle des sommets d’un temps révolu, un temps où des populations entières avaient un rêve, ce rêve de pouvoir un jour respirer l’air de la liberté, ce rêve que le vent du changement souffle enfin, un temps où de telles rencontres étaient porteuses d’espérance…Et un jour, ce vent du changement s’est vraiment mis à souffler très fort et le Mur est tombé. Et avec un tel point de départ, porteur d’autan d’espérance, nous nous retrouvons aujourd’hui dans un monde devenu complètement fou…<br /> <br /> Retour à Anchorage. Sur le tarmac, une poignée de main entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Hallelujah !!! Pourquoi Hallelujah ? Mais, parce qu’enfin nous semblons aller vers la paix.<br /> <br /> Donald Trump a parfaitement raison, cette guerre, qu’il appelle celle de « Sleepy Joe » (Biden), est «ridicule », inutile, atroce.<br /> Elle a déjà fait un million et demi de morts et de blessés. Elle engendre des souffrances et de la destruction. Cette guerre contribue au délitement économique et social de l’Europe. Les prix de l’énergie sont déraisonnables. Il devient compliqué d’entreprendre. En France, 66 000 entreprises ont fait faillite en 2024. Cette guerre nous coûte « un pognon de dingue ». Et nous n’avons pas mis fin à la corruption en Ukraine pour autant. Des milliards s’évaporent là-bas. Parfois, des armes livrées disparaissent avant d’arriver sur le front. Même l’aide humanitaire est à bien des occasions détournée.<br /> D’ailleurs, à partir du 22 juillet 2025 des manifestations massives se sont produites en Ukraine. Contre un « régime pourri ». Contre une loi voulue par Zelensky qui aurait rendu la lutte contre la corruption moins aisée.<br /> Cette guerre en Ukraine aurait pu et aurait dû être évitée. « Une guerre sans but ne se conçoit pas ». Quel est le but européen dans cette guerre ? Un jour, il faudra bien admettre que ce but n’existe pas…<br /> L’Europe n’a pas su prendre le train en direction de la paix. <br /> Maintenant, elle tente donc de s’accrocher au dernier wagon. D’où le pèlerinage collectif à Washington de lundi dernier pour sauver le soldat Zelensky. Pour sauver les meubles.<br /> La délégation était composée de sept membres.<br /> Le Finlandais, représentant d’un pays paniqué, qui a précipitamment abandonné sa neutralité sans trop réfléchir à l’utilité de la chose.<br /> Merz, un chancelier allemand, qui, malgré ses 69 ans, n’a jamais été élu, n’a jamais occupé de poste gouvernemental, jusqu’à son élection laborieuse dernièrement, et qui laisse les Allemand dubitatifs quant à ses intentions réelles et face à son « manque d’expérience » ; certains s’interrogent quant à son ancien emploi au sein du fonds d’investissement Black Rock…<br /> Actuellement, il ne sait plus s’il doit produire des voitures ou des armes. Dans le doute, il achète américain. Il veut davantage de F-35. Donc si un désaccord se produisait à l’avenir, Papa Trump pourra clouer ses avions au sol. Face à la folie qui s’est emparée du monde, c’est peut-être mieux comme ça…<br /> Il y avait Madame Meloni, une opportuniste, qui ne rechigne pas à défendre les intérêts de l’Italie, et de l’Italie uniquement…il est difficile de reprocher à un dirigeant de défendre l’intérêt de son propre pays, car trop souvent, les politiciens ne font plus cela.<br /> Starmer était du voyage naturellement. Il est à la tête d’un pays apparemment dans une situation calamiteuse. Le russo-scepticisme en géopolitique y voit un renouveau. Puis, il faut le dire aussi, les Britanniques se sont livrés à des ingérences dans le Donbass déjà bien avant le 24 février 2022…<br /> Et on a vu le Secrétaire général de l’OTAN à Washington, celui que l’on a entendu appeler Donald Trump « Daddy ».<br /> Dans un autre monde, dans un monde d’avant, on lui aurait probablement suggéré d’aller se rendre dans un sanatorium, pour se reposer, pour soigner sa fatigue ( ?), pour reprendre ses esprits…<br /> Last, but not least, Ursula von der Leyen était là, évidemment…<br /> Orpheline de l’Administration Biden, elle semble toujours rêver de la poursuite de cette guerre, qui lui a permis de s’arroger des pouvoirs inattendus, inespérés, qu’elle exerce toujours…elle voudrait intégrer cet « espace vital à l’Est » qui est l’Ukraine, selon sa vision des choses, on pourrait presque être amené à le craindre, dans une Union Européenne qui n’a pas les reins assez solides pour faire cela. Mais, Madame von der Leyen est prête à tous les sacrifices s’ils peuvent mener à l’aboutissement de son projet. Dans ce contexte, elle est prête à sacrifier l’industrie allemande, l’agriculture française et à signer des accords défavorables pour l’Europe dans un Club de Golf en Ecosse…<br /> Tout cela survient, dans une Europe qui ne sait plus trop où elle va.<br /> Emmanuel Macron n’a pas changé ses habitudes et est allé à Washington aussi.<br /> Il continue de gesticuler, de nous dire que « la Russie est une menace existentielle pour la France », que Poutine « ne veut pas la paix ». <br /> Emmanuel Macron nous répète cela, alors qu’il s’est hissé à la tête des « volontaires » va-t-en-guerre…<br /> Ceux qui voudraient saboter les efforts faits pour rétablir la paix devraient interroger leurs consciences sur le bien-fondé de leurs intentions.<br /> On aurait dû organiser une conférence de paix depuis longtemps.<br /> L’Europe aurait dû entamer des pourparlers de paix avec la Russie au plus tard le 5 novembre 2024, le jour où Donald Trump a été élu pour son second mandat (non-consécutif). Sa victoire a été large. Il a remporté à la fois le vote populaire et celui du collège électoral. <br /> Et, il a promis à ses électeurs de mettre fin à la guerre en Ukraine. Il compte tenir sa promesse. Nous étions prévenus…<br /> <br /> Avec des accords préalables avec la Russie dans la poche, l’Europe serait aujourd’hui dans une position où elle aurait quelques cartes en main face aux Etats-Unis.<br /> Les Etats-Unis d’aujourd’hui, ne nous veulent pas de mal, mais ils poursuivent d’abord leurs propres intérêts, comme ils l’ont toujours fait d’ailleurs…<br /> Si la guerre se poursuit, et que Donald Trump n’arrive pas à extirper la Russie de l’embrassade chinoise, les Américains continueront de profiter de cette guerre (avec la vente d’armes, de gaz de schiste, puis des « deals » sur les minerais, etc.).<br /> Mais, in fine, le grand gagnant, qui sortira de ce désordre au grand dam de l’Europe, s’appellera Xi Jinping…<br /> <br /> Marion Winter, le 20/08/2025
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D
Un écrivain russe a écrit "le complot Da Vinci" publié aux éditions du Cerf et relayé par le Centre Soljenitsyne où il explicite "comment V.Poutine tient en laisse D. Trump". Cela expliquerait-il l'apparente complaisance de Trump envers Poutine et son animosité envers Zelensky?? Et les enjeux pour la paix future? Cela interroge, non?...
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P
Investiguons sur ces pistes, un escape game !
M
Je n’ai pas lu le livre susmentionné. Je n’ai donc aucun avis sur le fond du sujet.<br /> En revanche, je trouve l’expression « tenir en laisse » assez inélégante et la phrase utilisée me heurte un peu dans le contexte évoqué. La terminologie peut impliquer un animal…<br /> Puis, j’ai l’impression, que Donald Trump est assez grand pour prendre ses propres décisions. Mon intuition féminine me dit que Vladimir Poutine n’a pas les moyens de téléguider l’actuel président des Etats-Unis d’Amérique…<br /> Bon nombre d’indices portent à croire que les deux hommes n’ont pas eu besoin d’être contraints d’une quelconque manière, et qu’ils se sont engagés dans ces négociations de paix destinées à mettre fin au conflit en Ukraine de leur plein gré…<br /> Si nous pouvons aller vers la paix, allons-y. L’Europe ne doit pas encore rater ce train-là.<br /> La paix en Europe est primordiale.<br /> Sinon, oui, l’art en (géo)politique est un vaste sujet. Arrivé à un certain niveau, l’art devient une affaire de gros sous. La corruption peut exister à tous les niveaux.<br /> Et on peut se poser plein de questions effectivement :<br /> • Depuis la nuit des temps les pillages servent – entre autres – à financer des guerres… Les Islamistes ont pillé et saccagé Palmyre. Où est-ce que les objets d’art volés là-bas ont atterri ? Quels trafics ont été mis en place ?<br /> • Les peintures de Hunter Biden, fils de Joe, ont suscité de l’émoi à un moment. Hunter Biden, un personnage plutôt sulfureux, anciennement impliqué dans des affaires plutôt importantes et plutôt opaques en Ukraine, entretenant aussi des liens avec la Chine qui interrogent plutôt, s’est soudainement mis à peindre. Des financiers et des industriels auraient acheté ses œuvres exposées dans une galerie d’art new-yorkaise dans le seul but de s’attirer les faveurs de l’Administration Biden. Comment faut-il interpréter une telle affaire ? <br /> • Que se cache-t-il réellement derrière le nom Banksy ?<br /> • Que sont devenues les œuvres d’art dérobées pendant la Deuxième Guerre Mondiale qui n’ont jamais été retrouvées ?<br /> Etc…<br /> <br /> Marion Winter le 25/08/2025
P
Merci de ce message, après vérification voici des éléments complémentaires sur le livre que vous proposez à la lecture, ceux qui l'ont déjà lu ont-ils un avis ?<br /> Le livre **Le complot Da Vinci** de Yuri Felshtinsky, publié aux Éditions du Cerf le 15 mai 2025, est un essai politique qui explore les liens entre Donald Trump et Vladimir Poutine, en mettant en lumière des intrigues financières et politiques. ([librairie-sciencespo.fr][1])<br /> <br /> ### 📘 Détails de l'ouvrage<br /> <br /> * **Auteur** : Yuri Felshtinsky<br /> * **Éditeur** : Éditions du Cerf<br /> * **Date de parution** : 15 mai 2025<br /> * **Nombre de pages** : 272<br /> * **ISBN** : 978-2-204-17271-4<br /> * **Prix** : 22,00 €([Nouveautés Éditeurs][2], [lepressepapier.com][3])<br /> <br /> ### 🧩 Thèmes abordés<br /> <br /> L'ouvrage examine comment le tableau *Salvator Mundi*, attribué à Léonard de Vinci et vendu pour 450 millions de dollars, aurait été utilisé dans une opération d'influence impliquant le FSB et des oligarques russes. Felshtinsky, historien russo-américain, détaille les mécanismes de cette géopolitique de la corruption.([Nouveautés Éditeurs][2])<br /> <br /> ### 📚 Disponibilité<br /> <br /> Le livre est disponible en version papier et en eBook, notamment sur Amazon.&#x20;<br /> <br /> Ce livre offre une perspective approfondie sur les interactions entre art, politique et finance internationale.([Fnac][4])<br /> <br /> [1]: https://www.librairie-sciencespo.fr/livre/9782204172714-le-complot-da-vinci-yuri-felshtinsky/?utm_source=chatgpt.com "Le complot Da Vinci - Yuri Felshtinsky - Cerf - Grand format"<br /> [2]: https://nouveautes-editeurs.bnf.fr/accueil?id_declaration=10000001165467&titre_livre=Le_complot_Da_Vinci&utm_source=chatgpt.com "Le complot Da Vinci - Éditions du Cerf - Felshtinsky Yuri"<br /> [3]: https://www.lepressepapier.com/product/show/9782204172714/le-complot-da-vinci?utm_source=chatgpt.com "LE COMPLOT DA VINCI - Le Presse Papier"<br /> [4]: https://www.fnac.com/a21397712/Yuri-Felshtinsky-Le-complot-Da-Vinci?utm_source=chatgpt.com "Le complot Da Vinci Le deal du Salvator Mundi - broché"<br />